Mur de la réussite · Réalisateur · Jean Lamoureux

Jean Lamoureux

« Devoir tout faire par soi-même pour la première fois, ça amène à mûrir très rapidement, c'est presque de la haute vitesse. »

Réalisateur, producteur, metteur en scène

Finissant · 1987

Je sens encore que je fais partie de la famille d'ATM

À l'âge de sept ans, Jean Lamoureux jouait déjà au réalisateur en tournant des films en Super 8. Malgré son jeune âge, il savait déjà, que c'était ce travail qu'il voulait faire plus tard. Aujourd'hui réalisateur, producteur et metteur en scène, c'est la même passion du qui métier l'anime toujours. Depuis le début, le désir de pratiquer cette profession le pousse à dépasser ses limites.

Originaire de Ste-Foy, il quitte famille et amis en 1984 pour étudier en Art et technologie des médias au Cégep de Jonquière. « C'est sûr que de quitter la maison, c'est difficile sur le coup, mais le goût de faire ce métier-là passait au-dessus de tout. Ça prend quelques semaines pour s'habituer, mais après, ça devient vraiment cool ! », raconte-t-il.

Bien qu'exigeantes, ces années d'études ont été très formatrices pour M. Lamoureux. Elles lui ont appris que si on met du temps, des efforts et surtout du cœur à notre travail, on ne peut qu'en être récompensé. Elles lui ont également apporté une grande débrouillardise. « Devoir tout faire par soi-même pour la première fois, ça amène à mûrir très rapidement, c'est presque de la haute vitesse », explique-t-il.

Lorsqu'on demande à Jean Lamoureux quel souvenir lui vient en tête lorsqu'il pense à ATM, la réponse vient assez rapidement, le sourire dans la voix. « On n'était pas riches. On vivait trois dans un 1 1/2 dans un sous-sol, on mettait de la neige devant les fenêtres l'hiver pour éviter d'avoir à payer trop de chauffage. L'un d'entre nous, Marc Piché, avait sa chambre sous les marches d'escalier. On a fait ça à la dure », relate-t-il, sans sembler trop regretter ses choix d'étudiant.

Vingt-cinq ans plus tard, Jean Lamoureux sent encore qu'il fait partie de la grande famille d'ATM et les trois années passées à Jonquière demeurent pour lui un très beau souvenir.


Écrit par Jessica Lamarre, étudiante en Journalisme