Première saison fructueuse pour Richard Martel

Il y a un peu plus d’un an, Richard Martel s’amenait à la barre des Marquis de Jonquière en pleines séries éliminatoires. Une année complète après son arrivée aux commandes de l’équipe de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), les résultats n’ont pas tardé à se faire sentir.

Le tout a débuté en avril 2016. Les Marquis se trouvaient au bord du gouffre dans leur série demi-finale face aux Éperviers de Sorel, alors qu’ils accusaient un retard de 3 à 1. Le copropriétaire et directeur général à l’époque, Marc Boivin, a donc décidé de contacter l’entraineur le plus victorieux de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. « Les discussions ont commencé avant la saison 2015-2016 et ont repris lors des séries éliminatoires quand nous perdions 3 à 1 », affirme M. Boivin.

Homme de défis, Richard Martel a accepté l’offre de l’équipe et a tenté de compléter une improbable remontée. Malheureusement pour lui et ses joueurs, les Marquis se sont inclinés lors du septième et ultime match de la série.

L’ex-pilote des Sags a toutefois été très surpris du niveau de jeu que lui ont offert ses joueurs, ce qui l’a incité à revenir à la barre de l’équipe. « Je pensais retourner en Europe, mais après avoir discuté avec ma conjointe, j’ai décidé d’essayer pendant les séries et j’ai bien aimé ça. J’étais très surpris du calibre de jeu que les joueurs m’ont donné. Ça m’a motivé à reprendre l’équipe cette année», confie l’homme de 56 ans.

Quel futur attend l’entraineur ?

À son année recrue dans le meilleur circuit sénior de la province, Richard Martel a mené ses troupes au premier rang de la ligue avec une fiche de 30 victoires, sept défaites et trois revers en prolongation. Double récipiendaire du trophée Ron-Lapointe, le prix remis à l’entraineur de l’année dans le circuit junior québécois, il se considère comme un instructeur beaucoup plus mature et sage que lors de ses années à Chicoutimi.

Richard Martel a signé un contrat d’un an avec plusieurs années d’option avec les Marquis. Il souhaite analyser toutes ses opportunités pendant la saison morte, alors que les Marquis viennent tout juste de remporter le championnat de la LNAH pour la troisième fois en cinq ans.

« Je suis un gars qui se fie pas mal au destin. La vie m’a amené à des endroits comme la Suède et la France. Je veux que la ligue progresse, alors si je sens que la ligue peut progresser avec moi là-dedans, c’est certain qu’il y a des grandes chances que je continue l’aventure pendant plusieurs années », conclut le Chicoutimien.