Lisée veut redonner du pouvoir aux régions

Si des élections avaient eu lieu entre le 17 et le 19 janvier, le Parti québécois (PQ) aurait pu former un gouvernement minoritaire. Mais le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, espère beaucoup mieux pour la formation.

«Il y a deux ans qui nous séparent de l’élection. Je pense donc qu’il y a des gens qui vont avoir le temps de revoir leur décision. En ce qui a trait à l’environnement, on est contre le projet Énergie Est, on pense que c’est insensé de laisser passer du pétrole très polluant à travers 860 de nos cours d’eau», spécifie M. Lisée qui était de passage, lundi, au Cégep de Jonquière. Il mentionne également que les Québécois vont se concentrer sur de tels enjeux lors des prochaines élections.

Selon un sondage publié par Le Devoir et le Journal de Montréal, lundi, si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, le Parti libéral du Québec (PLQ) aurait obtenu 32 % des votes et le Parti québécois, 29 %. Les deux partis sont donc en égalité statistique avec 3 % de différence.

Redécouvrir le PQ

Plusieurs dossiers sont dans les priorités de M. Lisée, mais ce qui touche aux régions le rejoint particulièrement. Il souhaite redonner du pouvoir et des moyens aux acteurs régionaux parce que «ce sont eux qui sont à même de mieux définir les priorités et de choisir les projets les plus porteurs».

Il ajoute que le Parti québécois a décidé «de faire ses devoirs» et de mettre au clair les dossiers ambigus comme sa position en lien avec le référendum et l’environnement.

M. Lisée a aussi promis de reporter le référendum sur l’indépendance en 2022, ce qu’il croit très favorable pour le PQ.

«Ce n’est plus le PQ de votre grand-père, alors redécouvrez-nous et venez avec nous, pour changer le Québec de demain, parce que c’est le véhicule de changement qui est le plus prometteur. Il le sera encore plus si les jeunes nous rejoignent et qu’il le transforme de l’intérieur», conclut-il.