Le Centre de solidarité internationale demande l'aide des médias

La responsable du développement et des partenariats au Centre de solidarité internationale du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSI), Véronique Fortin, a demandé aux médias présents au Cercle de presse du Saguenay, mercredi, de trouver des stratégies de coopération pour une meilleure couverture internationale.

Le peu de nouvelles internationales dans les médias n’est pas une bonne chose, selon Mme Fortin. «En 2015, Influence Communication a rapporté que, dans tous les types de nouvelles qu’on peut avoir, les nouvelles internationales arrivent vraiment en bas de la liste, avec un maigre 4 % de l’entièreté des informations», a déploré la responsable du développement et des partenariats au CSI.

Invitée au Cercle de presse à l’occasion des Journées québécoises de la solidarité internationale, Véronique Fortin était accompagnée d’un intervenant au Carrefour jeunesse-emploi du Lac-Saint-Jean et natif d’Ouagadougou au Burkina Faso, Edgard Kambiré. Il avait aussi son mot à dire face au peu de nouvelles internationales.

«C’est comme une fierté de voir que notre pays est connu dans une petite ville. C’est sûr que si les journalistes n’en parlent pas, beaucoup moins de stagiaires iraient en Afrique, car leurs parents auraient peur. Ils doivent penser : "Tu vas aller te faire manger par les gens là-bas!" On entend toutes sortes d’histoires et de préjugés, et ce sont les journalistes qui sont capables de changer les mentalités», analyse l’homme qui vit au Canada depuis maintenant plusieurs années.

Le Centre de solidarité internationale du Saguenay–Lac-Saint-Jean offre des programmes de stages au Burkina Faso depuis 1994. L’organisme, qui est financé en partie par le gouvernement et par ses levées de fonds, est en œuvre au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis 1979. Plus de 1 000 personnes ont bénéficié d’un stage depuis leur ouverture.