Un terreau fertile en entraîneurs!

Il y a longtemps qu’on n’a pas vu le Saguenay—Lac-Saint-Jean connaître autant de succès sur les patinoires. Des résultats qui ne sont pas étrangers aux hommes à cravate derrière les bancs. Quatre équipes, quatre entraîneurs de qualité. La région est la preuve que la réussite est possible malgré des bassins de joueurs inférieurs.

Richard Martel n’a plus besoin de présentation. L’entraîneur le plus victorieux de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec s’est pointé avec les Marquis lors des dernières séries éliminatoires de la Ligue nord-américaine et a tout de suite mis le club à sa main avec une attitude gagnante. Les Marquis connaissaient déjà un bon succès depuis leur arrivée en 2008 et avec Martel à la barre, ils ont poursuivi sur cette lancée avec seulement sept fois en temps régulier en 2016-17.

Chez les Saguenéens, la formule n’est guère différente. L’ancien joueur des Sags Yanick Jean a prouvé que ses succès avec les Tigres de Victoriaville n’étaient pas un hasard. Après avoir vu les Saguenéens inventer des façons de perdre depuis quelques saisons, Jean à redresser une équipe en dégringolade en formation redoutable en un peu plus de deux saisons.

Au Lac-Saint-Jean, Pascal Hudon fait des petits exploits également avec les Jeannois du Collège d’Alma dans la Ligue de hockey collégial AAA. Dans une ligue qui a vu les Lions du Cégep Champlain Saint-Lawrence remporter cinq des six premiers titres de son histoire, la qualité d’un bon système de jeu prend une toute autre importance. Les Jeannois sont pourtant passés à un seul match d’éliminer ces mêmes Lions à trois reprises sous les ordres d’Hudon depuis 2009.

Chez les Élites, Steve Thériault multiplie les exploits avec le troisième plus petit bassin de joueurs du circuit midget AAA. Après avoir réédité le livre de record l’an dernier, les Élites sont passés à un seul match d’atteindre le carré d’as pour une première fois en plus de 10 ans. Des exploits qui ne sont pas étrangers à l’entrée en poste de celui qui a été élu entraîneur de l’année en 2015-16.

Tous ces hommes ont gradué de la structure hockey de la région. Même si certains ont également entraîné ailleurs, c’est ici que ces entraîneurs et anciens joueurs ont appris la plus grande part de leur métier. Donc la prochaine fois qu’on mettra en doute la capacité de la structure de développement de la région, gardons-nous une petite gêne.