La poésie compte sur un public fidèle

Même si aucune activité régionale n’est prévue pour le Mois de la poésie qui se déroule en mars, le Saguenay– Lac-Saint-Jean n’est pas en reste si on le compare à de plus grands centres, d’après la coordonnatrice de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie (APES), Céline Dion.

un petit public, mais un public fi dèle. On réinvente constamment le genre littéraire, mais la poésie est un microcosme (monde) à part», explique Céline Dion.

Le coordonnateur du Mois de la poésie, Jacques Blanchet, soutient que la poésie n’est pas pour une grande foule. «Lorsque c’est plus intime, les gens reviennent.»

Malgré le petit nombre de spectateurs présents aux soirées organisées dans la région (environ une quinzaine de personnes par représentation), Mme Dion, qui a assisté à des rendez-vous de poésie à Trois-Rivières, Québec et Montréal, affirme qu’il n’y a pas un plus grand auditoire dans ces salles qu’à Saguenay. Elle insiste sur le fait que les amateurs de poésie sont un public loyal.

Le seul problème de ces rencontres, c’est la visibilité qui leur est accordée. Un avis que partagent les deux passionnés de cet art. «Il y a 16 activités de poésie qui sont organisées chaque année au Saguenay. On n’en parle pas assez, les gens ne sont pas au courant, ça ne sort pas de la région», précise la coordonnatrice.

«Ça prend beaucoup de communication, car il y a plusieurs rendez-vous en tout genre en même temps. Il y a tellement d’activités qu’on ne pense même pas d’aller voir La poésie en fait partie», avoue pour sa part M. Blanchet.

La Ville de Trois-Rivières accueille depuis plus de 30 ans le Festival international de poésie et reçoit durant 10 jours une centaine de poètes de partout au Québec, au Canada et à travers le monde.

Une jeune poète originaire de Mashteuiatsh, Marie-Andrée Gill, a entre autres été invitée à participer à la 34e édition du festival qui se déroulera du 30 septembre au 8 octobre.

Jacques Blanchet, qui a habité au Saguenay durant des années, a exprimé son désir de voir naître utn festival comme celui-ci dans la région.

«Ça prend juste quelqu’un qui démarre la machine, qui prend en charge l’organisation. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean a un bassin d’auteurs et la population pour démarrer un festival de poésie, affi rme-t-il. On pourrait jumeler nos efforts, on n’est pas en compétition.»