Le Conservatoire se positionne pour l'avenir

Après une période de turbulence liée à une menace de fermeture, la situation du Conservatoire de musique et d’art dramatique de Saguenay s’améliore. Des décisions administratives et une hausse des inscriptions permettent d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

«On est passé d’une tren-taine d’inscriptions il y a deux ans à 55 cette année, sans compter les «hors les murs», se réjouit la directrice du conserva-toire, Louise Bouchard.

Les activités «hors les murs» amènent les élèves et les profes-sionnels du conservatoire à se déplacer dans les écoles, par exemple, afi n d’offrir des ateliers et des cours de musique.

Louise Bouchard croit que cette méthode permettra à plus de jeunes d’apprécier cet art: «C’est sûr que si on ne connait pas ça et qu’on n’y est pas exposé, on est moins suscep-tible d’y être intéressé.»

Décisions administratives

Dans un autre ordre d’idées, les administrateurs du conserva-toire ont procédé à des change-ments qui ont donné des résultats positifs. «Il existait des problèmes structurels qu’on a réussi à régler, ou que nous sommes en processus de régler», rassure celle qui enseigne à des élèves d’âge préscolaire jusqu’au niveau universitaire.

«Le conservatoire fait partie d’un écosystème, indique-t-elle. À nous seuls, on n’a pas les moyens de faire vivre des professionnels de la musique pour enseigner aux élèves au Saguenay—Lac-Saint-Jean.»

C’est pourquoi le conservatoire s’est allié au Collège d’Alma, aux commissions scolaires de la région et aux autres organisa-tions du domaine. «Si on divise les salaires et le frais de déplacement entre plusieurs institu-tions, ça devient plus facile», explique-t-elle.

Le directeur par intérim de la section régionale du ministère de la Culture et des Communica-tions du Québec, Martin Duval, veut d’ailleurs rassurer la popu-lation: «les conservatoires sont là pour rester.»