« Ce n’est pas si compliqué de réaliser ses rêves » - Annie Villeneuve

Grâce au sociofinancement participatif, la chanteuse Annie Villeneuve a eu la chance de se rendre à Nashville afin d’effectuer l’enregistrement de son nouvel album, « 5 ». Malgré la polémique à laquelle elle a dû faire face, elle répèterait l’expérience. « Ce n’est pas si compliqué que cela de réaliser ses rêves. »

Pour la première fois de sa carrière, Annie Villeneuve a produit et a fait la réalisation de son album. Elle a signé la plus grande partie des textes, en plus d’avoir composé la musique.

« Ça a été une expérience vraiment formatrice du début à la fin, tant du côté personnel que professionnel. La confirmation de l’amour des gens, qui attendaient avec impatience un nouvel album de chansons originales, m’a grandement aidée. Cette énergie s’est rendue jusqu’à Nashville », affirme-t-elle.

La chanteuse ne se cache pas pour dire que son séjour à Nashville a changé sa façon de travailler. « Travailler avec quelqu’un comme Chad Carlson, mon réalisateur, qui a tout à découvrir, c’est gros. Le studio est mythique. Je suis chanceuse, mais en même temps je le mérite, car j’ai travaillé fort et c’est un choix que j’ai fait », mentionne Annie Villeneuve.

Le travail acharné des dernières années lui aura permis de se rendre là où elle est maintenant. À 34 ans, elle se dit très fière d’elle. « Il faut juste se connecter au bon endroit. C’est le message que j’essaie de transmettre au-delà de ma campagne de sociofinancement. Ce n’est pas une question d’argent, rien d’autre que d’être rempli à l’intérieur, parce qu’on est sûr de faire les bonnes affaires pour soi », confie-t-elle.

Créer différemment

Grâce à sa campagne de sociofinancement en collaboration avec la plateforme La Ruche, le processus de création a été bien différent des autres albums. Elle est aussi l’ambassadrice de La Ruche.

Le sociofinancement consiste à proposer des projets sur une plateforme technologique avec l’appui de la communauté. « Les gens sont invités à participer financièrement à des projets qui les intéressent », explique Xavier Brisson, coordonnateur aux communications pour La Ruche. Avec l’industrie de la musique au Québec qui bat de l’aile depuis quelques années, il n’est pas rare pour un artiste de se remettre en question, après une courte pause.

« Il y avait une partie de moi qui se demandait si ma place était encore là. On ne peut rien prendre pour acquis. Je suis consciente qu’il faut gagner sa place et la regagner constamment », affirme Annie Villeneuve.

Parmi les onze chansons de l’album, il est possible de découvrir une reprise de la formation américaine Foreigner, I Want To Know What Love Is, enregistrée avec 19 contributeurs au financement.

« Au final, les moments qui ressortent de cette aventure sont magiques. Je pense entre autres au moment de studio qu’on a vécu, les 19 participants et moi provenant de partout à travers le Québec. Mention spéciale au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la moitié des gens venaient de ma région, j’en étais bien fière », exprime-t-elle en riant.