UQAC: plus de 200 messages pour le ministre Moreau

La délégation de la Table des partenaires (TPU), dont fait partie des syndicats de l’UQAC, a délivré plusieurs centaines de messages de revendications, mardi matin, à l’Assemblée nationale. L’initiative de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) vise à dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

Élèves, enseignants, chargés de cours, professionnels et employés ont été appelés à écrire sur des feuilles de papier en quoi l’austérité du gouvernement Couillard les touchait personnellement, lundi, dans le cadre d’une «pause-santé collective». Ils avaient ainsi l’opportunité d’y aller de leurs suggestions personnelles pour redresser le réseau de l’éducation. À l’UQAC, plus de 200 messages ont été transmis.

L’événement de lundi s’est intitulé «Avec les mesures d’austérité, les pots cassés, c’est nous qui les payons». L’Intersyndicale de l’Université du Québec à Chicoutimi dénonce la situation en parlant d’une «gestion austéritaire du réseau universitaire québécois qui détruit des pans entiers de cet outil de développement collectif, laissant la communauté universitaire payer pour les pots cassés.»

Pour le président de la FPPU, Bernard Gaucher, il était temps de réagir. «Au total, 500 000 $ de bourses ont été coupés dans les études universitaires. Les étudiants les moins bien nantis sont ceux qui écopent le plus. Avec un nouveau ministre de l’Éducation qui arrive (Pierre Moreau), nous l’attendons et on veut discuter avec lui», explique-t-il.

Trouver du positif

À travers tous les messages qui ont été remis au ministre Moreau, Bernard Gaucher explique que les intervenants ont tenté de trouver des idées constructives et positives malgré la situation que la FPPU qualifie de grave. «On propose des idées et on parle de comment nous sommes affectés chacun plus personnellement par ces coupes. On veut rencontrer tous les partis politiques et non seulement les libéraux, pour véritablement ouvrir un dialogue commun.

Bernard Gaucher mentionne qu’après cet événement couronné de succès selon lui, un troisième mouvement collectif du genre est prévu pour le printemps 2016, au moment où le gouvernement libéral déposera son budget annuel.