Relève littéraire régionale: rencontre avec les finalistes du prix «Découverte»

La tenue du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean du 1er au 4 octobre permettra la découverte de nouveaux auteurs. Portrait des deux finalistes du prix «Découverte», Rachel Gilbert et Stéphanie Tétreault.

Né sous la plume de Rachel Gilbert, Les soeurs Fayel est un roman de plus de 300 pages, premier tome d’une série qui portera le même nom. Ce livre raconte l’histoire de trois soeurs qui cherchent à se souvenir de leur passé, en plus de devoir fuir leur village après la découverte d’un objet mystérieux.

La jeune femme de 27 ans considère qu’être finaliste au prix «Découverte» est un grand honneur: «Je ne savais pas trop si j’avais des chances. Ça me confirme que certaines personnes ont vraiment apprécié mon livre!»

Originaire de Jonquière, Rachel Gilbert a passé huit ans à écrire son roman, puisqu’elle l’écrivait au travers de ses études en médecine, qu’elle vient tout juste de terminer. Elle n’a jamais envisagé de faire carrière en écriture. «C’est mon passe-temps favori. Ça me permet de laisser aller mon imagination», explique l’auteure.

Plusieurs projets trottent dans sa tête, bien que le tout soit encore très abstrait. Pour l’instant, elle se concentre à écrire la suite des Soeurs Fayel.

Quand la réviseure devient l’auteure

Originaire de Louiseville en Mauricie, Stéphanie Tétreault a déménagé au Saguenay par amour il y a 12 ans. Réviseure linguistique de profession, les mots font partie intégrante de sa vie. «Je me souviens quand j’étais en troisième année, à 8 ans, j’avais des correspondantes à qui j’écrivais, je collectionnais des paroles de chansons… j’ai toujours aimé ça lire et écrire», raconte l’auteure.

Impressionnante brique de 552 pages, son premier livre, La protégée de l’apothicaire, est né d’un projet pour un cours de cégep et a pris 11 ans avant de voir le jour.

L’histoire, placée en France en 1680, suit Méandre, une jeune apothicaire de 16 ans, qui fuit son village pour échapper à son mariage. Elle se retrouve sur la trace de ses parents, qui avaient quitté la France pour des raisons de religion.

Avec tout ce temps passé à peaufiner son livre, être finaliste pour le prix «Découverte» est une «belle tape sur l’épaule», selon Stéphanie Tétreault.