Hitchhiking in the Dark: tournage reporté à l’automne 2015

Le réalisateur et acteur Jean-Pierre Bergeron a vu sa demande d’aide financière à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) être refusée pour son long-métrage Hitchhiking in the Dark. Il devra effectuer une deuxième demande dès l’automne 2015, reportant ainsi le tournage qui devait avoir lieu ce printemps.

Selon la responsable en marketing et relations publiques de Promotion Saguenay, Ruth Vandal, le réalisateur Jean- Pierre Bergeron n’a toujours pas reçu de subventions pour son projet Hitchhiking in the Dark, dont le tournage est prévu à Saguenay.

«Ils ont droit à trois demandes à la SODEC, explique Mme Vandal. Le budget pour le longmétrage devra être diminué et peut-être même financé sans maison de production.»

Le budget initial s’élevait aux alentours de 1,2 million $ et M. Bergeron travaillait avec la responsable de la production des Films Caméra Oscura, Christine Falco. Le réalisateur originaire de Jonquière n’a pas voulu commenter le dossier pour l’instant. Une conférence de presse est prévue en décembre à propos du projet.

Le film raconte l’histoire de Jean, âgé de 11 ans, qui habite Arvida dans les années 1960. Il est homosexuel et possède une personnalité fortement masculine. Il cherche alors un modèle auquel s’identifier. Dans ces années, la communauté anglophone était très présente et Jean apprécie la ville située au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Pour l’instant, les acteurs annoncés sont Roy Dupuis, Guylaine Tremblay ainsi que Emmanuel Bilodeau.

Le support de la ville

Selon Ruth Vandal, le bureau du cinéma, qui s’occupe d’attirer les maisons de production à venir filmer dans la région, facilite beaucoup la tâche dans ces réalisations.

«On veut faire travailler le plus possible les gens d’ici. Pour les producteurs, on peut trouver du matériel et contacter la Ville pour des permissions», donne-t- elle à titre d’exemple. Parmi les films tournés dans la région, notons Le démantèlement de Sébastien Pilote, La cicatrice de Jimmy Larouche et Le Sens de l’humour d’Émile Gaudreault.