Le conseil du district 11 fait ses preuves

L’échevin Simon-Olivier Côté et les citoyens délégués de son secteur planifient activement la répartition du budget 2015 du quartier 11 de Chicoutimi, sept mois après l’implantation du conseil du district.

Le système de démocratie participative est encore en période d’adaptation. Les citoyens jouent un rôle majeur dans la prise de décisions et gèrent ensemble l’enveloppe discrétionnaire de 50 000 $ de l’échevin. M. Côté espère que d’autres conseillers voudront fonctionner de la sorte dans leur quartier.

«On vit un processus accéléré présentement, confie Simon-Olivier Côté. Mais c’est bien, ça nous permet de réfléchir plus vite aux actions qu’on veut faire cet été. L’année prochaine, le système sera mieux établi.»

Le conseil se rencontre en grande assemblée une fois tous les deux mois. Les autres mois sont dédiés aux rencontres des sous-comités pour le secteur sud, le centre-ville, et pour le secteur nord, aux alentours du boulevard Tadoussac.

Après quelques mois au ralenti pour décider du mandat et du fonctionnement du conseil, les 12 représentants des citoyens, des organismes et des commerces de chaque sous-comité ont commencé à abattre le vrai travail en mars.

Lors des réunions, chacun donne ses idées pour améliorer le district. «Autoriser les vendeurs ambulants à la Place du citoyen», «faire un centre artistique avec les Halles» ou «sensibiliser les automobilistes aux traverses piétonnières» sont quelques-unes des suggestions des délégués, qui se sont portés volontaires jusqu’à l’automne prochain.

«On ne fait pas ce travail pour le plaisir, il y a des actions concrètes qui vont en ressortir», affirme Simon-Olivier Côté, qui admet qu’avec toutes ces rencontres supplémentaires, sa charge de travail est sûrement plus élevée que celle de ses collègues à la Ville.

Représentant du secteur sud, Sébastien Cloutier s’est impliqué parce qu’il aime sa ville. «Je veux l’améliorer pour qu’on ait des raisons d’être fier d’être Saguenéen, pas juste par orgueil», exprime-t-il. «Plusieurs personnes attendaient ça, d’avoir un mot à dire ailleurs qu’aux élections», avoue la déléguée de l’organisme le Centre des enfants, Lynda Youde.